28.11.11

Neil Young en noir et blanc


Quand on fait une recherche google images de Neil Young, une surprenante majorité des photos sont en n&b. Est-ce que le monde musical country-folk-rural était en retard sur la technologie de la photo couleur? Est-ce que Neil Young a vécut sa vie en black and white parce que ça fait plus nostalgique?
En tout cas ça me donne envie de vivre, moi aussi, ma vie comme si j'étais en 1972 à chaque année.









7.11.11

LoveFoxxx



L'excentricité existait avant Lady Gaga. Dans la catégorie meilleurs costumes de scène, avec MIA et ses semblables, depuis déjà presque une décennie que la lead signer de Cansei de Ser Sexy donne toujours le meilleur des spectacles à ses fans.
I wish i would dye my hair pink
put on black lipstick
no one would give a shit
short shorts short skirts flower tops denim shirts in the big city
nothing hurts; nothing hurts
Il y en a qui savent que j'ai récemment re-découvert CSS grâce à leur prestation live à laquelle j'ai pu assister- de tout mon corps et ma tête et mes sens- au Webster Hall à New York. J'ai toujours bien aimé le groupe, mais sur scène, c'était terriblement excellent. Leur nouvel album La Liberacion, suite à mes ré-écoutes depuis le show, est vraiment bon.

LoveFoxx, de son petit nom de scène, ne fait pas le groupe à elle seule, mais rajoute définitivement à la synergie électrique des bréziliens. J'ai un petit crush. Sur scène, elle est mignonne, extravertie, et complètement déjantée. Elle saute partout et danse comme s'il n'y avait pas de lendemain.

Une collection des meilleurs onepieces de LoveFoxxx trouvés sur Flickr:








Et pour finir, un vidéoclip qui n'est peut-être pas de la dernière pluie, mais toujours aussi inspirant:

31.10.11

Free for Wall - Love for All


On dit que les concepts les plus simples sont souvent les meilleurs. C'est vrai.
Au détour d'une artère commercante ou d'une petite rue de quartier, cet automne, vous etes susceptibles de croiser un petit espace installé juste pour vous et le plaisir des yeux. Une invitation à l'expression artistique citoyenne. Une initiative du nouveau collectif une banane






Pour moi c'est un coup de coeur instantané. Ça me donne envie de courrir à une de ces installations pour y écrire en grosses lettre rondes et roses: Je t'aime Montréal.
Ce Jeudi soir, à la gallerie Fresh Paint , vous etes invités au lancement de la 4e installation en son genre, en compagnie des créateurs et entouré des supers installations de Cease it:

18.10.11

Occupy Montreal: l'esthétisme de la contestation et comment faire concorder ses idéaux et son quotidien


Occupy Montréal
Samedi matin, je me suis réveillée trois minutes avant mon cadran. Ça ne m'arrive que quand je suis stressée de peur d'arriver en retard à un truc ou alors quand je suis trop excitée. Routine: journal, café, déjeuner, et attention particulière à mes choix de vêtements. Mais pas comme d'habitude: ce matin-là, je n'ai enfilé que du noir. Et j'avais les papillons en appliquant mon eyeliner noir. J'avais les papillons en empochant une collation et des gants pour deux avant de refermer la porte d'entrée. J'avais les papillons en marchant vers le métro, beaucoup trop consciente de l'effet de ma tenue, rehaussée par un keffieh, aux codes sociaux biens établis. J'avais les papillons dans le métro, en regardant les passagers au regard effacé. J'avais envie de crier Wake-up! Métro Square Victoria. Je sors. J'ai les papillons.


Société de consommation
Je suis autant paradoxale que n'importe qui d'autre quand on compare ce que je dis et ce que je fais. Pour ma part, le discours anti-capitaliste et la surconsommation de vêtements sont au centre de ma problématique personnelle. Je l'ai toujours accepté, mais je suis aussi capable de me mobiliser socialement et politiquement dès que je sens que mon action pourrait s'inscrire dans un mouvement plus grand. Bref, je ne suis pas leader, mais au moins je suis dans ceux et celles qui suivent de près. Et là, Occupy, je ressens un genre d'adrénaline dans l'arène politique citoyenne. Ça ne m'a pas pris plus de dix minutes de réflexion pour me dire qu'il était temps que je fasse concorder mes idéaux et mes actions, que je fasse ma part pour diminuer mon impact sur l'écologie, que je lutte contre la surconsommation et les bases mêmes de la société du progrès. La décroissance économique et la justice sociale, j'ai envie d'y croire.
Alors voilà une de mes contributions personnelles à la mouvance. Arrêter d'acheter des vêtements pendant six mois, le temps de me distancier de la consommation à outrance. Prendre ce temps et cet argent pour élaborer des projets artistiques et consommer de la culture et du local: lire, acheter plus souvent l'Itinéraire, ouvrir les yeux, etc.


photo: jamie nyc

Aliénation médiatique
Je crois que les détracteurs et les sceptiques du mouvement Occupy ne comprennent pas l'empleur du problème décnoncé et la fougue qui anime ses activistes. Je crois que leurs réflexions sont alimentés par leur aliénation due au contrôle incroyable que les médias possèdent. Mais je crois surtout qu'il s'agit d'avoir une vision d'espoir de se voir accomplir le changement. Certains l'ont, d'autres non. Devinez qui reste à la maison. Le néo-libéralisme, le capitalisme, et aussi la démocratie représentative, je crois qu'on arrive à bout du roulot. C'est le temps d'essayer autre chose, si vous voulez mon avis, même si c'est pas demain la veille qu'on pourra vraiment dire: ok, on a changé de paradigme.


L'esthétisme de la contestation
Le Yarn Bombing est l'exemple de la démocratisation du street art à son meilleur, si vous voulez mon avis. Et voilà une autre de mes contributions à la lutte actuelle. La créativité et le politique en un. tout type d'art est suceptible d'être insufflé de politique, mais le street art est particulier dû à son statut illégal. L'existance même d'art dans la rue est un geste contre la loi- et subséquemment un geste politique. Oui, le tricot-graffiti aussi, tout aussi innofensif qu'il puisse paraître. De son accessibilité, le tricot devient le médium parfait d'une réelle démocratie artistique- où chacun peut participer à la production artistique humaine et au tissage d'une toile sociale plus forte. Plus d'une douzaine de personnes ont contribuées de près comme de loin à l'élaboration, la plannification, le montage et la documentation de cet ouvrage collectif. Ça, c'est un vrai moment d'art social que je garderai comme fier accomplissement dans un coin de mon coeur.


Épilogue - Occupy Wall Street
01-11-11-- Le parc Zucotti, c'est ce que tout le monde en dit, mais en mieux. Les similarités avec notre propre petite commune montréalaise sont frappantes, mais pas surprenantes. Après tout, nous faisons parti du même mouvement. Et c'est là que j'ai compris la beauté de l'échelle de Occupy.

Suite à mon retour de NYC, je ne cesse de me requestionner sur mon éthique personnelle. "J'ai toujours eu des valeurs et des opinions très tranchées sur la justice sociale et l'écologie- mais quels sont mes gestes qui prouvent mes réelles allégations?" Tranquillement, je trouve ce que je cherche. Je vis un réel retour aux sources. Ferme ta tv, lâche les blogs de mode, donne de l'argent à Greenpeace, va dormir au square Victoria, achètes plus de légumes et moins de viande, tricote plus vite...
Reste à savoir combien de temps ça va durer. 

29.9.11

Je vois la vie en: MAUVE!

Nouveaux concept de billet sporadique. Parce que souvent j'ai des folies monochromes. Ceux qui me connaissent savent que le vert hôpital et moi, c'est une vieille histoire d'amour. Et à chaque nouvelle saison au moins, je me prends d'une folie adoratrice pour une certaine couleur. Cet automne, fuck le camel et le vert émeraude, je trippe MAUVE. 

27.9.11

Louboutin et ses chef's d'oeuvres

Voici la suite de mes talents d'iconographe dignes d'une héroine d'un roman de Dan Brown (ma carrière a débuté avec la dernière collection de feu McQueen ), cette fois-ci pour une collections de souliers Louboutins. Autant le jeu de la recherche iconographique m'amuse, autant je reste perplexe quant à l'utilisation de ces toiles historiques pour en pervertir le sens vers l'incitation à la dépense complètement déraisonnée de souliers pour des milliers de dollars...

Ce n'est pas la première fois que la marque de luxe utilise le même concept. Mais suite à la saison précédente des natures mortes , sans plus tarder (mais avec déjà beaucoup de retard), je vous présente mes analyses et commentaires sur la campagne publicitaire Hiver 2011:

22.9.11

Scenes from the Suburbs - le film



Pop-Montréal est le meilleur festival parce qu'il est le plus complet. Sur la place des festivals cette semaine on pouvait venir assister à la projection gratuite, entre autres, du court métrage de Spike Jones inspiré du récent album The Suburbs d'Arcade Fire. Produit dérivé du vidéoclip du même titre sorti il y a presque un ans, le film de Jones nous permet de replonger dans la même atmosphère, seulement pour un peu plus longtemps. On ressort du court métrage avec les mêmes questionnements et le même sentiment de malaise que du vidéoclip. Selon moi, c'est réussi. 

Inspiré de la banlieue texane de l'enfance des frères Butler, le film est campé dans un contexte familier pour plusieurs. Mais à cette banale vie adolescente se greffe une situation politique que les nord-américains n'ont jamais connu: la guerre civile. Le film de Jones choque en confrontant des images qui nous évoquent souvenirs de jeunesse et des scènes de brutalité et d'abus de pouvoir, mais surtout d'angoisse généralisée.

Selon moi (et comme je l'ai déjà mentionné), il y a des liens à faire avec le vidéoclip Born Free de MIA réalisé par Romain Gavras. Ce qui me tracasse, c'est la citation de Win Butler sur le film qui ne fait aucunement allusion à une critique ou un commentaire anti-militariste. Je n'ai d'ailleurs lut nulle autre part de billet/article notant la même importance à ce caractère. Tout le monde semble se concentrer sur le storyline des ados. Est-ce que je politise trop tout ce que je vois? Mais sinon, pourquoi inclure le facteur armée s'il n'est que figurant? Il est vrai, par contre, que la beauté du film est grandement due à la réussite du jeu d'acteurs et à la réalisation plus que réaliste de Jonze. Au final, le film reste marquant pour moi peut-être pour une raison différente de celle qui a animé ses créateurs à sa production.



En tout cas, ce soir, c'est à la place des festivals que toute la ville de Montréal se retrouvera.