26.12.10

Rétrospective & Best of 2010 - Street Art

Le mouvement international est en folle expansion, la marché de l'art commence à s'y intéresser (peut-être un peut trop, pour plusieurs puristes) et investit massivement dans ces nouvelles formes d'art, les artistes de renommée se multiplient, bref, ça bouge pour les artistes de la rue (J'en connais une qui semble vouloir s'orienter dans un mémoire de maîtrise). Selon moi, les années '10 seront la décennie du street art pour les arts visuels contemporains. Voici quelques grandes figures qui ont retenu l'attention en 2010:

23.12.10

Rétrospective & Best of 2010 - Mode

Ah le linge. J'ai une relation amour-haine avec la mode qui traine depuis quelques mois? années? J'aurais peut-être besoin d'un psy pour me calmer. Je parle de style vestimentaire à tous les jours, je pense à ce que je vais mettre la veille avant de me coucher, mais mon blog ne possède pas de réelle catégorie mode, même si ça revient fréquemment comme thème. Je ne crois toujours pas être 'blogeuse mode' anyway, j'ai pas envie d'être un outil de marketing pour les compagnies. J'hésite encore sur la pertinence de la publication de ce billet. Si je me dis qu'il s'insère dans une démarche plus large couvrant plusieurs thématiques, ça m'aide à accepter son existance. Bon, trève de moment emo, voici les meilleurs morceaux de ma garde-robe 2010:

10.12.10

portraits d'histoire de l'art: l'Olympia de Manet

Édouard Manet. 1863. Olympia. h/t. 130 5 cm × 190 cm. Musée d'Orsay, Paris.

Manet, Manet, Manet, ce que je t’aime. Il y a quelque chose dans ton style pictural qui me fait dire que c’est tout simplement l’accord parfait entre la ligne claire et la touche pâteuse. Même Blair de Gossip Girl fantasme sur le déjeuner sur l’herbe (épisode 01 saison 04).


Ici prend forme le début d’une nouvelle chronique (mensuelle?) sur Synesthésie et compagnie. Je trouvais depuis un certain temps que je ne prêtais pas assez attention à plusieurs arts qui me sont pourtant chers. Je suis, après tout, étudiante en histoire de l’art, et j’ai ouvert cette tribune au départ aussi pour pratiquer mes ô combien grands talents d’écriture. Bref, ça fait un temps déjà que j’ai eu l’idée de vous présenter des grands classiques de l’histoire de la peinture occidentale que j’apprécie particulièrement, et le pourquoi du comment de ma sélection. Un petit peu de belle peinture, une fois par mois, ça ne vous fera pas de tort.

Je commence donc avec une toile que j’affectionne particulièrement depuis que j’en connais l’analyse et le contexte. Voilà un autre exemple qui pour moi prouve que je vois la beauté là où j’en comprends le sens. Je vous explique l’Olympia d' Édouard Manet.

Cuillère à absinthe


Il y a quelque chose d'absurde avec ceux qui prennent trop au sérieux leur habitude de prendre leur propre look en photo. Je n'aime pas les blogeuses pompeuses ou qui font toujours la moue, qui regardent systématiquement la caméra d'un air absent ou qui font des airs de sal... bon du calme. C'est pourquoi je ne passe pas trop de temps à fouiner sur les style blogs français les plus populaires, souvent je les trouve vaniteuses (Betty, Louise, Garance, etc). Voilà que je ne connaissais pas Cookies et son blog Cuillère à Absinthe. Wow, le style, la garde-robe et la chevelure rêvée.

8.12.10

Worn fashion journal


Cher Père Noël, cette année, j'ai été sage. je voudrais, si cela t'es possible, un abonnement au magazine WORN.

Ça fait un certain temps que j'ai découvert Worn, et je suis en amour. Cette petite revue torontoise est tout ce qu'elle prétend être: source d'inspiration renouvelable, aux articles intelligents et recherchés, originale, de qualité, (contre-culturelle? haha), et c'est un produit local! Peut-être pas montréalais, mais tout de même, on se sent proche des rédacteurs.

Ce que j'apprécie le plus c'est que la revue ne mise pas, contraîrement aux Châtelaine et Vogue de ce monde, sur les tendances, les Ins et les OUTs mais propose plutôt une vision intemporelle de la mode. Génial, non? On peut lire un exemplaire vieux d'il y a deux ans et rien n'y trouver de dépassé.

On y retrouve des interviews, des chroniques historiques, des éditoriaux originaux, et des articles amusants comme l'histoire de cor-du-roy ou un lexique styllistique sur les montures de lunettes. Mi couleur, mi noir et blanc, photoshoots et jolis dessins. Souvent les thématiques sont abordées d'une manière rafraichissante et intelligente qui change de la revue de mode ordinaire.

Voila. Habituellement 6$ l'exemplaire, deux fois l'an. Il y a plusieurs points de vente a Montréal dont toutes les boutiques sympathiques que l'on fréquente déja;
-Headquarters Gallerie + Boutique
-Général 54 & Local 23
-Unicorn
-L'Arterie
et autres

7.12.10

The Naked and Famous

C'est du bon pop, la lead signer est chix, leurs vidéoclips sont dans l'esthétique à la mode.
Leur premier album, Passive me, Agressive You, est selon moi irrégulier mais contient quelques bons singles, dont Life Punching in a Dream et Young Blood. À écouter cette semaine.

4.12.10

Smart Design Mart du 3 au 5 Déc


Je suis allée faire un tour au Smart Design Mart hier soir pour l'ouverture, et j'ai pris quelques photos pour vous donner le goût d'aller y faire un tour. Oups? J'ai oublié de prendre des photos d'ensemble... je n'ai que quelques détails de table. Qu'à cela ne tienne, ils sont représentatifs de ce qu'on trouve au SDM.

Je dois avouer que mes amis et moi avons été quelque peu déçus, ayant passé la semaine à avoir hâte à l'ouverture. Il y a de jolies choses, certes, mais pratiquement rien pour les garçons et beaucoup plus de bijoux que d'objets originaux. Selon moi, les designers locaux de colliers et de boucles d'oreilles montréalais sont peut-être forts sympathiques mais ils finissent par vraiment tous se ressembler. Voici quelques exemples de kiosques que vous trouverez au marché:

23.11.10

Pretty in Pink


Molly Ringwald incarne toutes les raisons pour lesquelles j'aurais voulut naître 10 ans plus tôt, et vivre mon secondaire au beau milieu du meilleur des late 80's. Elle est définitivement une icône de style qui m'inspire au quotidien, et quoi que ses rôles de fille dans les divers films d'ados peuvent paraîtrent au premier regard un peu naïfs, ils ne sont jamais complètement soumis.

Dans Pretty in Pink, elle est tout simplement sublime. J'adore la créativité du personnage qui refuse de s'assouvir aux conventions vestimentaires et nargue son milieu en s'habillant à sa tête.

Les broches sur les cardigans, la dentele en crochet, les imprimés fleuris, les chapeaux, les vestons oversize, les boucles d'oreilles dépareillées, le layering au max. Beaucoup plus facile de s'inspirer de tout ça que des petites robes noires et colliers de perles d'Audrey Hepburn, aussi magnifique soit-elle dans Breakfast at Tiffany's. Je ne vais habituellement pas à l'école avec des gants de soie et un porte-cigarette.

Style 100% DIY, punk sur les bords, tout en fleurs, féminin mais aux coupes très grand mère, souvent garçonne. Adorable. Super actuel.

22.11.10

Cults 7"

Okay je suis peut-être en retard sur la sortie du printemps dernier, mais c'est MA meilleure musique du moment. Leur premier album sortira au printemps selon Pitchfork. Pour l'instant on peut télécharger 3 singles gratuitement sur leur site.

Tout le monde aime les vidéoclips interactifs


Le web 2.0 favorise l'interactivité au max, ça tout le monde le sait. La nouvelle innovation en terme de vidéo web, c'est d'inclure le spectateur au centre du déroulement de la petite histoire. On l'a vu avec The Wilderness Downtown de Arcade Fire où la maison de notre enfance surgit dans les multiples fenêtres de notre navigateur.

C'est au tour cette semaine du trio de filles Au Revoir Simone de sortir un vidéoclip interactif, tout gentil (comme leur musique), qui nous permet de laisser aller notre créativité dans un livre à colorier.

Vous pouvez aller jouer avec The Knight of Wands juste ici.

à quand le vidéoclip dont vous êtes le héros? J'ai hâte.

20.11.10

Scenes from the Suburbs



The Suburbs de Arcade Fire réalisé par Spike Jones
à comparer avec Born Free de MIA réalisé par Romain Gavras.
La facture et le concept sont tout deux très différents mais les deux vidéoclips traitent de la liberté, des forces de l'ordre et de la culture américaine.


Win Butler sur la production du projet, en entrevue à Pitchfork:
"WB: It's not a video. It's a short film; we're still working on it. It's like a science-fiction B-movie companion piece for the record. Basically, we played Spike some music from the album and the first images that came to his mind had the same feeling as this idea for a science fiction film I had when I was younger. My brother and I and Spike wrote it together, which was really fun-- it was like total amateur hour. We shot it in Austin and a lot of kids are in the film, and it was great just hanging out with these 15-year-olds for a week and writing down all the funny things they said. It was cool to revert to being a 15-year-old for a little while."

19.11.10

Land of Talk + Snailhouse + Braids au cabaret du mile-end

photo © 33Mag

Hier c'était la première fois que Land of Talk remontait sur scène à Mtl hometown depuis leur dernier album Cloak and Cipher, sorti au mois d'Août 2010. Après cette absence prolongée de sur la scène montréalaise, les fans mais aussi Elizabeth Powell et ses amis étaient super contents des retrouvailles. L'énergie positive passait des musiciens à toute la salle.

21.10.10

Warpaint - The Fool

Warpaint a déjà sorti un EP il y a déjà un bail, mais leur premier album sort dans une semaine, et on peut l'écouter ici:
(p.s. musique profitable à l'étude de mi-session)

15.10.10

Hipster Musings

J'avais l'habitude de suivre quelques blogs mode pour me désennuyer des longues heures de bureau à l'ordinateur, mais ces temps-ci, ils m'emmerdent tous ou presque. J'ai perdu l'intéret des posts de Garance Doré, vraiment. Peut-être que son rôle borderline à cheval sur le monde super sélect de la (vraie) mode internationale et son côté fan-wannabe était attirant, mais elle est clairement complètement rentrée dans la bulle, et je la sens construire un mur avec le reste du vrai monde. Bref, ne pas s'éterniser sur le sujet...

Je voulais vous partager ma nouvelle découverte, Hipster Musings. J'ai encore un quelque chose contre l'idée trop narcissique d'étaler au public ses qualités physiques et ses choix vestimentaires, mais miss ici me fait craquer. On a les mêmes goûts. Sauf qu'elle a nettement plus de vêtements que moi. Maudits soit les employés du AA (à suivre, haha).

14.10.10

JM Basquiat: The Radiant Child


Simultanément avec une des plus grandes expositions rétrospectives de l'oeuvre de Jean Michel Basquiat au Musée d'art Moderne de la ville de Paris, nous, à Montréal, on a la chance de pouvoir visionner au cinéma du Parc le récent documentaire The Radiant Child, réalisé et filmé par une amie proche du peintre avant qu'il ne nous quittes pour un monde meilleur, il y a déjà de cela 20 ans.



The Radiant Child, si le contenu vous importe plus que le contenant, mérite d'être sur votre liste de documentaires à voir cet automne. 

Basquiat, né à Brooklyn d'une famille d'immigrants humbles, débute sa vie artistique au moment où il décide de quitter le foyer familial pour faire comme tout les autres artistes newyorkais de son temps: vivre la véritable bohème dans les rues de Greenwich et Soho du temps que les déchets et les graffitis ornaient les rues du sud de l'île de Manhattan. -Seulement pour les images de NYC des années 80, le film vaut le détour (et pour ceux qui rêvent de voir encore plus du Soho pré-gentrification, il y a le film Downtown 81 dans lequel notre ami joue ). Bref Basquiat commence à se faire connaître par ses graffitis sous le pseudonyme de SAMMO, finit par rencontrer les bonnes personnes (dont Warhol à qui il décide de s'auto-introduire un bon matin). Le documentaire relate toutes les étapes classiques de l'artiste romantique typique, qui ne réussit jamais à bien s'adapter à son nouvel environnement polarisé: naissance, adolescence et puis fin abrupte: décrochage, mort subite. 

Malgré ce petit conservatisme et parti-pris dans la narration archi-classique de la biographie, tout de même, Basquiat reste un personnage intrigant au charisme exubérant et au pinceau plus que vivant. On verra ce que le temps et l'histoire de l'art fera de lui, c'est encore trop tôt pour bien saisir l'ampleur de son impact sur les arts visuels et (!!) la contre-culture. 

Enrico Boccioletti

via Une fille comme les autres

et tout plein de ses montages vidéos:


13.10.10

Encore sur l'hipster-isme

Tout le monde croit savoir de quoi il parle mais personne ne s'entend sur la définition d'un hipster.

Nouvelles tirades dans les médias suite à la publication d'une étude dans le Journal of Consumer Research sur les habitudes d'achat des "contre-culturels". Sylvie St Jacques nous parle de casquettes de camionneur et de souliers Puma. C'est moi où si ces deux éléments vestimentaires-là font partie de la garde-robe du hipster 2010, je n'aurais quasiment aucun bon repère sur ce que je croyais être les critères esthétiques du hipsterisme?

Toujours aussi superficiel, cette réflexion, vous me direz? Ben oui mais faut bien que quelqu'un s'y penche. Pas que j'y voie la plus grande importance mais, quoi que l'on dise, l'apparence reste tout de même un enjeu majeur de notre hypermodernité. Et quand l'apparence devient emblême de mode de vie, ça devient plus intéressant. Et c'est pas moi qui inventes ça.

*Pour les jeunes du Québec hors-métropole, le hipster c'est le montréalais branché et snobinard. Hm, généralisation hâtive?
*Pour le consomateur au Urban outfitters, le hipster c'est le gars juste à côté qui lui ressemble beaucoup MAIS à ne pas confondre avec lui-même! Hm, amusant?
*Pour Nicolas Langelier de P45, le hipster c'est celui qui est en train de gâcher sa vie avec les superficialités du cool. Hm, pessimiste?
*Pour Hal Niedzviecki, le hipster c'est maintenant pas mal n'importe qui. Hm, lui il a mal compris le phénomène de roulement.
*Pour le hipster, le hipster est tout ce qu'il déteste des gens qui lui ressemble.
C'est à s'y perdre, come je l'ai déjà fait auparavant.
On fait quoi?
"Asking how the modern hipster came to be begs many questions around the diffusion of cultural meaning via new media technologies, the paradoxes inherent with trying to create a counter-culture within a capitalist model, and whether a true counter-culture is even possible at this moment in Western society given our increasingly globalized world.
In short, investigating how hipsters came to be, and how they have changed as an identifiable group of people, promises to teach us a great deal about the shifts, more generally, in our society"
"Simply browsing through definitions of "hipster" on urbandicitonary.com, one can see how quicky artifacts of hipsters can become mainstreamed. The keffiyeh scarf is one example of this trend. Originally a symbol of Palestinian Nationalism (and some argue the anti-war movement), it was a popular fashion accessory among hipsters a couple of years ago, until it started being sold at places like Wet Seal and Forever 21, at which point it was quickly abandoned by hipsters. As the keffiyeh scarf example shows, in order to maintain the boundaries of their subculture, hipsters must become a community of practice. [...] Together, all of these actors serve to support one another toward a shared goal: maintaining a subculture that is always one step ahead of the mainstream."

-Lauren Alfrey, qui écrit des réflexions bien plus pertinentes que les simples citations relevées (quasi hors-contexte) de Sylvie St-Jacques et autres. Ou peut-être simplement plus proche de mes opinions.

Je reviens sur la différence esthétique contre-culturelle/activisme contre-culturel. Porter des pantalons taille haute n'est pas comme porter un keffieh (quand le symbole signifie encore une idée). La portée politique de certains éléments vestimentaires (keffieh, vêtements apparamment de seconde main) et comportements sociaux-économiques (se déplacer à vélo, faire son composte, acheter équitable ou local) est paradoxale avec l'idée d'un jeune apolitique. Que croire? C'est pas vrai qu'aucun jeune n'est conscientisé. C'est pas vrai non plus que ceux qui vont voir des shows de musique dont vous n'avez jamais entendu parler sont tous condescendants. Comme dit Arsel, il y a des gens superficiels ou désagréables partout, pas juste chez les jeunes "contre-culturels". Tout comme il y a des gens conscentisés partout.


Ah et puis ça, ça me fâche: "Les hipsters semblent bien installés dans leur habitat urbain. Bien triste nouvelle pour les habitués du café Olimpico ou du Club social".
Hey wow minute papillon. Tu insinue qu'il faudrait une VIP list au Club social? Un code vestimentaire "pas de Ray Ban ici?" Qui est moins légitime qu'un autre de profiter de nos institutions montréalaises?
Oublié de peser vos mots, Mme St Jacques? Ça ne m'aide pas à remonter l'estime très basse que j'avais pour les chroniqueur(e)s de LaPresse.

12.10.10

Les bobos - Renaud

On les appelle bourgeois-bohêmes
Ou bien bobos pour les intimes
Dans les chansons d'Vincent Delerm
On les retrouve à chaque rime
Ils sont une nouvelle classe
Après les bourges et les prolos
Pas loin des beaufs, quoique plus classes
Je vais vous en dresser le tableau
Sont un peu artistes c'est déjà ça
Mais leur passion c'est leur boulot
Dans l'informatique, les médias
Sont fiers d'payer beaucoup d'impôts
Les bobos, les bobos

Ils vivent dans les beaux quartiers
Ou en banlieue mais dans un loft
Ateliers d'artistes branchés,
Bien plus tendance que l'avenue Foch
Ont des enfants bien élevés,
Qui ont lu le Petit Prince à 6 ans
Qui vont dans des écoles privées
Privées de racaille, je me comprends

Ils fument un joint de temps en temps,
Font leurs courses dans les marchés bios
Roulent en 4 x 4, mais l'plus souvent,
Préfèrent s'déplacer à vélo

Ils lisent Houellebecq ou Philippe Djian,
Les Inrocks et Télérama,
Leur livre de chevet c'est Cioran
Près du catalogue Ikea.
Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen
Passent leurs vacances au cap Ferret
La Côte d'Azur, franchement ça craint
Ils regardent surtout ARTE
Canal plus, c'est pour les blaireaux
Sauf pour les matchs du PSG
Et d'temps en temps un p'tit porno

Ils écoutent sur leur chaîne hi-fi
France-Info toute la journée
Alain Bashung Françoise Hardy
Et forcément Gérard Manset
Ils aiment Desproges sans même savoir
Que Desproges les détestait
Bedos et Jean-Marie Bigard,
Même s'ils ont honte de l'avouer
Ils aiment Jack Lang et Sarkozy
Mais votent toujours Ecolo
Ils adorent le maire de Paris,
Ardisson et son pote Marc-O


La femme se fringue chez Diesel
Et l'homme a des prix chez Kenzo
Pour leur cachemire toujours nickel
Zadig & Voltaire je dis bravo
Ils fréquentent beaucoup les musées,
Les galeries d'art, les vieux bistrots
Boivent de la manzana glacée
En écoutant Manu Chao

Ma plume est un peu assassine
Pour ces gens que je n'aime pas trop
Par certains côtés, j'imagine...
Que j'fais aussi partie du lot

8.10.10

Sunshine, lens flare


  
Est-ce que je vous casse trop souvent la tête avec MIA? Mais cette fois-ci c'est que le nouveau single pop de sa protégée Rye Rye est tout ce qu'il y a de plus agréable. Ça me donne envie d'habiter à Brooklyn, de faire du vélo quand le soleil baisse, de chiller sur une table à pique-nique.
Bref un autre vidéo profitant de la tendance du soleil dans l'objectif pour nous faire regretter la fin de l'été et anticiper le mois de Novembre canadien. fuck.

 Rye Rye a un joli sourire. J'aime le nouveau look de MIA aussi.


Baptism


Nouveau vidéoclip du -selon moi- meilleur single du nouvel album de Crystal Castles. Je suis mitigée. J'aime bien Crystal Castles, sauf quand j'ai envie de m'enfouir sous les couvertes et écouter du folk tranquile. Mais là ce vidéo, il y a quelque chose qui foncièrement me déplais. je crois que c'est Alice Glass.

29.9.10

Trop tendance! le style army! .....NOT



Je n'ai jamais compris la mode au style armée. Laissez-moi vous dire une chose: L'armée, c'est naze. Ça tue des gens.

Il y a des limites à se faire influencer par les magazines, les designers et les rayons non? Paraît que non. Pourquoi autant de monde voudrait se faire passer pour un fan de bombes, de mitraillettes, de guerre et je ne sais quoi encore. Ça me dépasse. Trop cool! des pantalons khakis avec des poches cargos et des trous dedans comme si on m'avait déjà tiré dessus! C'est pas un peu débile vous trouvez? Tendance armée chic? Depuis quand l'armée c'est chic? Pas que je manque de respect aux amis qui ont cru bon de vendre leur vie aux forces armées pour protéger le concept de nation mais moi ça ne me revient pas que l'on puisse valoriser le costume de soldat. Ceux qui le portent sont plutôt à plaindre si vous voulez mon avis.

Mon intégrité a ses limites, et jamais vous ne me verrai porter du motif camouflage ou un coat khaki. Merci bonsoir.

relié: Fuck les tendances

21.9.10

Story to be Told

à regarder en mode fullscreen

M.I.A. qui se produira ce soir au Métropolis poursuit dans son nouveau vidéoclip l'esthétique du "mauvais goût pixelisé". 
Après avoir passé trois heures de cour aujourd'hui sur la notion relative d'une définition de l'art (comme quoi l'art ne peut se définir que par lui-même, au travers des mutations sociales de l'histoire), je ravale plus facilement mon buzz sensoriel créant un léger mal de coeur après avoir visionné Story to be Told.


MIA réussit à être une artiste populaire assez grand public tout en expérimentant sur le plan musical et visuel jusqu'à repousser encore les limites (de certains, en tout cas). 
De là, est-ce que ce vidéoclip est accessible au grand public?



Et du même registre: M.I.A. et la politique:

18.9.10

Mile-end street art

Murale, stencil, yarn bombing et poster art; il y a de tout, juste chez nous! :)

10.9.10

Rick Leong & Michael Robinson à la Parisian Laundry

Du 9 Septembre au 9 Octobre, Michael A. Robinson expose dessins, toiles et sculptures/installations au rez de chaussée de la Parisian Laundry tandis que la nouvelle oeuvre de Rick Leong siège dans le bunker au sous-sol. Si vous voulez faire un tour, les deux artistes sont canadiens. 

Photos du vernissage Jeudi soir:


7.9.10

Talamak



L'automne s'en vient.
Un beau vidéoclip rempli de fades, de fins de semaines de septembre au chalet, de lens flare pi de couleurs à la mode.

6.9.10

Vive le non conformisme?


C'est pas un peu absurde vous trouvez? Deux noms d'artistes parmis les meilleurs de street art en grosses lettres laides, rapidement gribouillés sur un mur de viaduc. Promotion gratuite et non réfléchie d'une pratique au départ subversive... quoique je me demande si l'on puisse encore considérer le street art comme étant subversif. Je ne crois pas pouvoir dire que ça c'est de l'art. Mais au moins c'est un message clair.

Banksy avait déjà prévu le coup pour les fans (photo et citation tirée de son livre Wall and Piece):


2.9.10

Where is my Mind

via itsnicethat

Maxence Cyrin produit des covers au piano des tubes pop rock des dernières décennies et les monte avec des films d'époque (celui-ci muet à l'origine). Where is my Mind des Pixies, chanson que j'adore, est ici complètement à redécouvrir dans un rythme plus doux encore. Magnifique vidéo.

1.9.10

l'esthétique de la synesthésie culturelle

Bon, j'extrapole peut être un peu sur les limites des significations du terme synesthésie, mais c'est bien intentionné et super conceptuel de toute façon.


J'aime les motifs tribaux, la calligraphie asiatique, les aparats arabes, les tapis turcs, les masques africains, les tissus indiens. Mais j'aime encore plus quand ils sont mélangés. Sous risque de passer pour de la facilité styllistique et du fourre-tout insensé, les mélanges culturels sont pour moi source d'inspiration sans limites. C'est ça qui est génial avec le 21e siècle, on ne se rend jamais au bout du rouleau.

J'aime les échanges culturels, du point de vue artistique, anthropologique et politique.

Madder Red

De retour du fin fond de la forêt boréale! Il y aura du nouveau en continu dans vos RSS pour la rentrée. On commence avec un vidéoclip débile d'une des meilleures track de l'album du meilleur groupe de l'été 2010, Yeasayer (jles aime tu ou jles aime pas eux autres) :

15.6.10

It's Working

Nouveau vidéoclip de MGMT réalisé par So Me (derrière le D.A.N.C.E. de Justice)
via Pitchfork

30.5.10

St Laurent, le quartier des spectacles, l'art de la rue

En attendant de détruire une partie du patrimoine architectural et culturel formé des vieux endroits crades sur la partie sud de la Main, les gentils organisateurs derrière le quartier des spectacles ont cru bon de laisser vitrine aux artistes de la rue de Mtl. 365 pieds de façade entre René-Lévesque et St-Cath arborent temporairement de nouvelles couleurs, aller faire un tour ça vaut la peine! Goodbye Le Cléopâtre et Montreal Pool Room, hello street art!

Photos blog EN MASSE

26.5.10

Collector



Comme si la pellicule était passée dans l'eau de javel. La nouvelle coolitude. La musique de l'été 2010

en relation:
premier single de Here we go Magic à télécharger
étude de cas sur le lens flare

Paris je t'aime

Porte des résidences/ateliers des étudiants en arts rue de Rivoli, et dernière photo de Paris:

21.5.10

Retour sur l’hipsterisme et le cercle vicieux de la contre-culture

Carlos Santana et un chandail du Che


Je crois que j’avance dans mes réflexions.

À force de chercher à tout prix à catégoriser et définir les limites du terme, j’en arrive à y perdre intérêt. J’ai beau prêcher la paroisse du relativisme à chaque fois que je discute, je finis toujours par instinctivement tout vouloir mettre dans des petites boîtes, là dans ma tête, je n’y peut rien. Quoique mon intellect s’efforce de m’y restreindre le plus possible, c’est une bataille intérieure constante. Bref, Après avoir réfléchit sur l’être ou le non-être hipster, je me suis rendue compte qu’en fait je n’était même pas en mesure de donner une définition claire du dit truc. Veut veut pas, le sujet de discution a créer un buzz autour de mes fréquentations, et force fut de constater que personne n’avait la même idée de qu’est-ce qu’un hipster. Je suis retournée lire le texte sur Pop Montréal pour tomber en plein sur : “ Can a word have any currency when it means nothing to most people, and so many varying things to one small slice of society?” . Au final, je crois que je vais effectivement faire fuck off et m’arrêter de chercher quelque chose qui n’existe pas.

Surtout que depuis un moment, je me sens plus directement concernée. Au départ c’était plutôt une blague, mais maintenant il m’arrive de sentir le jugement péjoratif des autres sur ma petite personne, et j’aimes pas ça. Parce que oui, j’avoue être sensible au jugement des autres, qui ne l’est pas.



Bref, fuck la recherche de la définition mère du hipsterisme. Je ne veut plus rien savoir de ce mot fourre-tout. Mais ça ne m’empêche pas de continuer à réfléchir sur la contre-culture et/ou l’avant-gardisme.

La contre-culture, en fait, engloberait le fils de bourgeois qui s’achète un Keffieh au Urban Outfitters mais aussi l’immigré chilien qui a fuit Pinochet et se tient dans les cafés alter-mondialistes, le féru de musique indépendante qui achète des vinyles de bands locaux pour encourager la culture d’ici, et la fille qui fabrique ses vêtements à partir de chiffons des friperies. Comment comprendre ou départager tout ce beau monde, qui ne sont reliés que parce qu’ils n’achètent pas de compilation de Céline à leur mère pour Noel?

D’après moi, je ne vois pas comment on peut mettre dans le même pot les activistes politiques ou du moins des individus ayant un mode de vie consciemment orienté vers une certaine résistance au capitalisme et les apolitiques. Mais c’est justement là que la limite est dure à poser. Le problème de la contre-culture, c’est qu’elle est cool. Ladite fille qui coud ses fringues portait des jupes tailles hautes avant tout le monde, et a fait partie du bataillon trendy qui a inspiré les magasins à vendre un produit adapté à la masse. Au final, en voulant échapper à cette masse, la contre-culturelle n’a fait que créer un phénomène de mode qui a alimenté le marché. C’est un cercle vicieux. Autant l’avant-gardiste veut s’identifier en contraire à la culture de masse, autant son individualité se retournera contre elle et deviendra un facteur de mode. Elle est où la solution? Mais avant tout, c’est quoi le problème? Ah oui, le capitalisme? La société de consommation? Mon intellect s’y perd à ce stade.

Au final, je crois que pour moi, la division est franche entre les trendy apolitiques et les conscientisés. Mais encore là je me mets à construire des catégories alors que moi-même je devrais me situer un plein milieu entre les deux. J’ai beau avoir des convictions éthiques et des opinions politiques assez radicales, je viens quand même de m’acheter un pantalon chez Zara, et je rêve d’une garde-robe remplie de trucs du American Apparel. Tu parles de contradictions.
Je veux lire la société du spectacle.
 
pour plus de lectures;
Urban Outfitters, ses tshirts de gauche et son PDG de droite
La contradiction du tshirt Che Guevara
Revue sur l'essai La Révolte Consommée , que je vous conseille vivement si ces réflexions sont aussi les vôtres.

20.5.10

Street art tourism: Paris II




Ça c'est ma plus grande fierté! MR BRAINWASH dans Saint Germain, hahaha (Banksy par extension):


19.5.10

Street art tourism: Paris I

Le premier Space Invader que j'ai trouvé. Ah j'étais fière, jusqu'à ce que je me rende compte qu'il y en avait presque à tout les coins de rues. Tout ce qui suit est autour de Beaubourg dans le Marais.




7.5.10

Exit Through the Gift Shop, ou le paradoxe du street art en marché

« Ladies and gentlemen, and publicists:
Trying to make a movie which truly conveys the raw thrill and expressive power of art is very difficult. So we haven’t bothered. Instead, this is simply an everyday tale of life, longing, and mindless vandalism. Everything you are about to see is true, especially the bit where we all lie.
Thanks for coming, please don’t give away the ending on Twitter. And please, don’t try copying any of this stuff at home, wait until you get to work. »


J'allais vous écrire un magnifique billet sur le film de Banksy que j'ai vu la semaine dernière en avant-première, mais finalement le NYT résume parfaitement tout ce que j'avais envie de dire. Lisez ici et celui de  CBC ici  et un sneak peak preview (qui donne absolument bien le ton du film) ici et allez le voir en salle!

"It is Banksy whom audiences will come hoping to see, stimulated by the canopy of hype that this artist has carefully erected, in interviews and on the festival circuit. What they will find is, like Banksy’s best work, a trompe l’oeil: a film that looks like a documentary but feels like a monumental con."

"Banksy suggests that graffiti, despite its anarchic nature, is bound by the same standards, including esthetics and originality, as more traditional forms of art. He also has a laugh at the expense of a clueless public that will pay top-dollar for crap if they think it’s going to be trendy or valuable." -CBC



 Mes attentes étaient très hautes. Et depuis un temps, je me demandais comment Banksy gérait la popularité déraisonnable de son art, s'il n'était pas ou bien en train de devenir un sell-out, ou bien en train de faire un Kurt Cobain de lui.. Mais me voilà rassurée. Ce faux documentaire est une pièce en parfait miroir de son travail: auto-dérisoire, auto-réflexif, critique. Exactement ce que l'art contemporain a besoin. J'y vais peut-être un peu fort, mais en tant qu'historienne de l'art en formation, je le considère pas moins que le nouveau Duchamp, celui qui nous fera passer à autre chose enfin.

Le visionnement gratuit Vendredi dernier à minuit était génial. On pouvait sentir dans la salle que les gens présents étaient les vrais fans finis de Banksy. Ça poussait des "ouuuaaahh" pendant qu'à l'écran on nous montrait des images de street art magnifiques moins connus du public. Et je suis persuadée que tout le monde a eu une bonne dose de réflexion sur l'art en sortant de là
En tout cas, je suis convaincue de ne plus jamais réutiliser ses stencils quand je sors la nuit, ce sera les miens.



à voir si vous aimez:
-l'art sous toutes ses formes
-réfléchir aux problèmes de l'art contemporain et du marché de l'art, des cercles vicieux du hype et ce genre de phénomènes sociaux
-les faux documentaires (comme Rechercher Victor Pellerin)
-les films indépendants caméra-à-l'épaule
-voir des rebelles en action

3.5.10

Aydin Matlabi @ Les Territoires

VISION SOUFIE AYDIN MATLABI
Du 6 au 22 mai 2010 / May 6 to 22, 2010
Vernissage le jeudi 6 mai 2010 dès 18h, l'artiste sera présent.
Gallerie Les Territoires, 5e du Belgo

via le site de l'artiste:

30.4.10

Carlito Dalceggio à la gallerie SAS

(pas une photo d'hier, mais ça vous donne une idée de sa tronche et de son style pictural en action)

Du 29 avril au 29 mai
FEAR OF DEATH - DEATH OF FEAR


Hier soir LE vernissage où il fallait être était au 4e du Belgo, à la gallerie SAS pour le lancement de l'expo de Carlito Dalceggio. D'origine québécoise, M. Carlito est en pleine carrière internationale fleurissante, et semble rafler les bonnes occasions (déjà collaboré avec le Cirque du soleil). Peut-être reconnaissez-vous son style de la murale sur St-Denis entre Maisonneuve et Ontario? Pas de doute, il a bien un style formel très établit. Et des inspirations orientales très... orientales. On a aussi été plusieurs à faire un rapprochement avec la ligne de Picasso.

Mais pas que j'aime pas. en fait je trouve son trait de pinceau très joli, ses palettes très vivifiantes, et j'envie un peu sa force créatrice qui a l'air de sortir si naturellement, sans efforts. Alors l'expo est à voir pour les raisons suivantes:
- Ça encourage nos artistes locaux, et nous/vous fait mieux les connaître.
- La gallerie SAS, pour ceux qui ne sont pas familiers avec les espaces du Belgo, c'est petit. Bref aucunement le temps de se fatiguer les jambes en trois salles.
- C'est une expo dynamique, (relativement) interdisciplinaire, et interactive. (Pour le vernissage on a eu droit à un paon bien vivant et des performances)
- C'est coloré, joli, vivifiant, je me répète?
- C'est gratuit
Pour ce qui est de l'oeuvre en tant que telle de l'artiste. eh bien je dois avouer que je suis un peu ambivalente sur le plan deuxièmme niveaux. Inspirations orientales, certes, j'aime le multiculturalisme, mais ça sent le cours de yoga dans le plateau à plein nez.. C'est bien beau la caligraphie indienne, mais collée à côté de la calligraphie arabe, et avec un mash-up de symboles signifiants pour la culture d'origine, le tout perd son sens. Il y a une filiation claire à faire avec l'orientalisme en peinture... et c'est un peu déplorable. Cette manière de s'approprier le style formel que l'on trouve exotique mais en laissant le fond de côté. Bon c'est un gars ben spirituel pis toute, mais, on dirait que ça manque de considération. C'est une vue occidentale sur l'Orient quoi. Du moins selon mes impressions.