25.1.10

Démocratiser les arts élitistes


Sortant tout bonnement de l'université aujourd'hui, je suis tombée pile à temps pour une session d'Opéra dans le métro, partenariat magnifique entre l'Opéra de Montréal et la STM.
Cinq extraits chantés par les artistes faisant partie des spectacles actuels, dont certains tirés de la nouvelle production, Tosca, qui ouvrira le 30 Janvier prochain. Et une surprise finale: Annie Sanschagrin, la grande gagnante du concours télévisé Apéro à l'Opéra sur ARTV a clôturé l'événement avec quelques magnifiques minutes de poésie lyrique, un autre grand air de Tosca.

Personnellement, si seulement il existait plus d'initiatives de ce genre, je ne pourrais qu'être fière à l'exponentielle de ma ville et son ouverture culturelle. L'Opéra, art élitiste par excellence, est probablement ce qu'il y a de coté comme "moins accessible" pour la population moyenne. On s'essaye plus facilement aux expositions contemporaines dans les musées, sans nécessairement y venir avec déjà une certaine culture en banque. Alors pourquoi passer à côté d'un art qui se veut total, englobant mise en scène théâtrale, musique classique, poésie, chant, costumes et j'en passe? Pas nécessaire de comprendre l'Italien pour suivre l'histoire, c'est sous-titré. Pas non plus besoin de savoir comment se termine l'acte II ou en quelle année a été écrit le livret, Claude Gingras ne sera sûrement pas assis à côté de vous pour juger votre ignorance. Il est possible de se pointer à une production sans aucune culture connexe, et de tout simplement profiter du spectacle, comme on va au cinéma et au théâtre. Le vrai hic d'après moi? Le budget. Un billet pour l'Opéra coûte plus cher il est vrai qu'un billet de cinéma. Mais enfin, on se plaint quand Madonna au centre Bell ou Radiohead au Parc Jean-Drapeau nous demandes un bras, mais on y va quand même! Alors tout n'est qu'une question de priorités, mais surtout de préjugés. Ces derniers ne demandent qu'à être effacés de la croyance populaire, et c'est justement bien prouvé par notre institution lyrique montréalaise, qui offre ici une chance géniale de profiter des plus belles voix du monde pour gratos, et ça dans le lieu le plus démocratique possible- le métro.

Prochains métrOpéras à ne pas manquer:



  • 26 janvier : Tosca
  • 23 février : Nelligan
  • 24 février : Nelligan
  • 25 février : NelliganOpéra de Montréal
  • 18 mai : Cendrillon
  • 19 mai : Cendrillon
  • 20 mai : Cendrillon

1 commentaire:

  1. En effet, le métro est un lieu de rencontre pour la quasi-totalité de la population montréalaise indépendamment du salaire ou de la classe. Cependant, à voir la manière dont la répression policière y est administrée, j'ai de sérieux doute quant à son caractère démocratique.

    Cela dit, j'apprécie aussi particulièrement cette initiative visant à rendre accessible à tous un art qui semble élitiste.

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