15.2.10

Marcel Dzama - Luanne Martineau - Etienne Zack

Petit tour au MACM cette fin de semaine pour une vue d'ensemble sur les trois nouvelles expos en cours:




Luanne Martineau
Body, 2006
photo: Guy L'Heureux


Luanne Martineau travaille le feutre, et ça ressemble à du vomi. À voir si vous aimez les 60s mâchées, avalées, puis regurgitées, puis remâchées... J'ai lut quelque part que c'était de l'art engagé? Peut-être, mais certainement pas au premier niveau.



Etienne Zack
Spills in Safe Environment (Abstraction), h/t, 152 x 167cm

Etienne Zack est un peintre montréalais à la facture ma foi étonnante. Beaucoup plus impressionnant en vrai qu'en reproduction, ses toiles- parfois inspirées du surréalisme- valent un coup d'oeil ne serait-ce que pour observer la touche de l'artiste. Parfois cireux, parfois pâteux, mais souvent des juxtapositions de flous et d'hyper-détaillé, le tout dans des palettes alliant gris, beige, bruns et fluos. Le hic: paradigme contemporain oblige, ses sujets égocentriques sur la réflexion sur l'atelier dans l'atelier sont tout sauf rafraichissants, et ça finit par emmerder royalement.




Marcel Dzama
We Shall Be Given Back to the Old Disharmony, 2009.h/t, 22,9 x 30,5 cm

Marcel Dzama a le mérite d'avoir l'expo la plus diversifiée, et la plus divertissante. Une première salle plongée dans le noir et remplie d'installations de théâtres de marionnettes lugubres, de poupées empaillées morbides, de chauve-souris... On y décèle de la violence mêlée à l'érotisme comme dans un Tim Burton rated R. Puis, le registre change complètement avec le reste de la (courte) expo, qui retourne aux conventionnels murs blancs du musée exposant croquis, collages et aquarelles. Y sont figurés de petits personnages répétitifs et parfois rassemblés en cercles intrigants. Faisant un rappel avec les poupées en carton mais cette fois-ci sorties des fifties, ces petits monsieurs en costard, sérieux mais loufoques, nous emmènent dans un univers de freak show de cirque. Belle palette de sépia, et séries de format agréable. Quelques sculptures ponctuent aussi le parcours: mannequins, plâtre, vêtements, costume de mascotte, le vocabulaire formel est large, et l'intérêt est piqué.

1 commentaire:

  1. http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=20&article=69439
    pour une critique avec une opinion complètement différente

    RépondreSupprimer