15.2.10

retour sur l'hipster-isme montréalais...


Nouvelle lecture sur le sujet: un article de Li'l Andy sur le blogue du festival Pop MontréalDes descriptions amusantes où l'on s'y reconnaît en rigolant, dans un texte agréable à lire. Et naissance pour moi de nouvelles réflexions:

-En 2007, Time Out New York Magazine publie un numéro spécial The Hipster must die. L'essai majeur autour duquel le numéro est fignolé semble être, comme Li'l Andy nous l'indique, ce qu'on pourrait appeler du facile: "you get the feeling he’s just licking his chops at the prospect of dressing up petty hatred as intellectual essay writing." L'auteur, non seulement en train d'avancer une supériorité écrasante de NYC sur la scène culturelle, semble dire qu'il fait implicitement partie de la solution. Ne rentre-t-il pas alors dans le type de pensées exactes que l'on cherche à éliminer ? Il y a matière à multiples réponses sur les multiples affronts que font cet essai, mais je ne m'y attarderai pas puisqu'il me semble désagréable de faire des efforts pour un type, qui au final s'y croit beaucoup trop. À lire 
ici



"‘Hipster’ may be the first word in history to be seized upon by a group of people to describe everything they loathe about themselves"

-Sur la connotation péjorative: Il semble qu'elle restera indéfiniment incrustée au terme. Mais je garde l'opinion ferme que la scène avant-garde, car c'est bien ce que sont les hipsters, devrait trouver ses solutions autour du problème de manque de fierté. Elle en bénéficierait grandement. OK, hipster définit tout ce qui est négatif, voire désagréable chez les jeunes cools (mauvaise humeur chronique, élitisme, superficialité), mais il ne faut pas non plus abuser de la catégorisation et avaler tout cru les descriptions pointues en tant que références..

Exemples : vous auriez tort de reconnaître un hipster chez la jeune adolescente à la peau blanche qui porte des vans noir et rose seulement parce qu'elle a adopté les grosses lunettes sans prescription. Attention, il est difficile de mettre des mots sur des tendances vestimentaires, puisque le 21e siècle peut nous surprendre de sa versatilité stylistique. Il ne suffit pas non plus d'un universitaire un peu snob qui suit assidûment Bande à Part pour avoir un bon spécimen de hipster sous les yeux. Et surtout, c'est pas parce que cette fille porte les fringues de grand-maman, se coupe les cheveux elle-même et qu'elle sort sur St-Laurent qu'elle est assurément de mauvaises compagnies. Bref, les petites boîtes ont leurs limites.


...réflexion à suivre?

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