8.3.10

Ève Gravel et autres à la SMM18

J'ai passé Mardi dernier la plupart de ma journée à la Semaine de la Mode de Montréal. Evénement relativement important pour la culture et le monde de la création, mais surtout particulièrement hautain pour le gratin des petites célébrités. Le snobisme était nettement au rendez-vous, et croyez-moi quand je dis que la foule était loin d'être des plus sympathiques. Tant mieux pour ceux qui disent s'y sentir à l'aise, mais j'en ai déduit que les univers sélect ne sont pas pour moi. Non mais sérieusement, et aucune créativité dans les tenues non plus. Bref, les quelques défilés du début de la journée ont été plus que décevants. Durant Cocolily (1), ça sentait le parfum trop sucré tandis que les modèles se dandinaient beaucoup trop et nous donnaient une prestation des PIRES faces ever dans leurs outfits mal ajustés. C'était du Betsey Johnson mais en plus kitsch et moins bonne qualité, sinon au moins le show a eu le mérite de faire jouer du MIA. Je n'ai pas assisté à Haricanna + Chlorophylle, moi les défilés de chalets de ski... bof. Le défilé Envers (2) m'a fait rigolé du début à la fin tellement la thématique Indochine et les petits chapeaux de feutres (lire: animal mort sur la tête) manquaient de sérieux. Du vrai LAID. Et je vous jure! Un des mannequins marchait comme s'il avait un balai bien planté entre les deux fesses, où qu'il se rendait en urgence aux toilettes. Et puis Din Bà (3) était pour moi le summum du mauvais goût, avec des tissus tout droit sortis de la glorieuse rue St-Hubert ou des mélanges de trop-scintillant et flammes rouge et noir. Bodybag et Jude (3) m'ont par contre réconciliée avec les talents d'ici, avec la plus intéressante collection de glamour mixé à des oiseaux morts. Et une mention à feu Alexander McQueen.
(Cocolily)

(Envers)


(Din Bà)

(Bodybag)

Et puis finalement, le défilé pour lequel je me suis fait écrasée par la foule anti-sympathique toute la journée, le seul défilé que j'attendais avec intérêt, eh bien, il en a valu la peine. La nouvelle collection d'Ève Gravel.
Sur une musique endiablée des Doors, les modèles ont dévoilés l'univers rétro sixties adapté à une modernité certaine. Des tissus noir, rayés ou léopard, glamours et accessoirisés de bérets parisiens, de gants de moto, de bottes militaires et de collants à plumetis. Un remâchage des tendances dentelle, cuir et imprimé animal mais très bien fait et digne d'une collection au Urban Outfitters. De magnifiques petites robes, jupes aux genoux, chemisiers, vestons courts et pantalons dans des coupes garçonnes tout en restant féminines, j'adore. Le bon goût sobre, c'est à ça que ça ressemble. Et je vous jure (une autre fois)! Je portais des pantalons pareils que ceux sur le catwalk. Tu parles d'une fille avant-gardiste.


photos: SensationMode

Une mention à certaines filles reconnues durant l'événement, que je ne nommerai pas, mais qui m'ont semblé bien hautaines... C'est bien beau la mode à Montréal, mais pas la peine de monter sur ses grands chevaux pour avoir l'air de quelqu'un.
Ah et je n'ai pas eu mon sac de trucs gratuits! Moi qui est encore sur le maquillage de ma mère...
Ève Gravel, c'est toi la meilleure


P.S. Guillaume Alcaraz a de belles photos des collections de Denis Gagnon et Philippe Dubuc, les deux autres designers montréalais talentueux dignes de mention (ok je suis quand même sévère, ils méritent d'être moussés)

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