30.5.10

St Laurent, le quartier des spectacles, l'art de la rue

En attendant de détruire une partie du patrimoine architectural et culturel formé des vieux endroits crades sur la partie sud de la Main, les gentils organisateurs derrière le quartier des spectacles ont cru bon de laisser vitrine aux artistes de la rue de Mtl. 365 pieds de façade entre René-Lévesque et St-Cath arborent temporairement de nouvelles couleurs, aller faire un tour ça vaut la peine! Goodbye Le Cléopâtre et Montreal Pool Room, hello street art!

Photos blog EN MASSE

26.5.10

Collector



Comme si la pellicule était passée dans l'eau de javel. La nouvelle coolitude. La musique de l'été 2010

en relation:
premier single de Here we go Magic à télécharger
étude de cas sur le lens flare

Paris je t'aime

Porte des résidences/ateliers des étudiants en arts rue de Rivoli, et dernière photo de Paris:

21.5.10

Retour sur l’hipsterisme et le cercle vicieux de la contre-culture

Carlos Santana et un chandail du Che


Je crois que j’avance dans mes réflexions.

À force de chercher à tout prix à catégoriser et définir les limites du terme, j’en arrive à y perdre intérêt. J’ai beau prêcher la paroisse du relativisme à chaque fois que je discute, je finis toujours par instinctivement tout vouloir mettre dans des petites boîtes, là dans ma tête, je n’y peut rien. Quoique mon intellect s’efforce de m’y restreindre le plus possible, c’est une bataille intérieure constante. Bref, Après avoir réfléchit sur l’être ou le non-être hipster, je me suis rendue compte qu’en fait je n’était même pas en mesure de donner une définition claire du dit truc. Veut veut pas, le sujet de discution a créer un buzz autour de mes fréquentations, et force fut de constater que personne n’avait la même idée de qu’est-ce qu’un hipster. Je suis retournée lire le texte sur Pop Montréal pour tomber en plein sur : “ Can a word have any currency when it means nothing to most people, and so many varying things to one small slice of society?” . Au final, je crois que je vais effectivement faire fuck off et m’arrêter de chercher quelque chose qui n’existe pas.

Surtout que depuis un moment, je me sens plus directement concernée. Au départ c’était plutôt une blague, mais maintenant il m’arrive de sentir le jugement péjoratif des autres sur ma petite personne, et j’aimes pas ça. Parce que oui, j’avoue être sensible au jugement des autres, qui ne l’est pas.



Bref, fuck la recherche de la définition mère du hipsterisme. Je ne veut plus rien savoir de ce mot fourre-tout. Mais ça ne m’empêche pas de continuer à réfléchir sur la contre-culture et/ou l’avant-gardisme.

La contre-culture, en fait, engloberait le fils de bourgeois qui s’achète un Keffieh au Urban Outfitters mais aussi l’immigré chilien qui a fuit Pinochet et se tient dans les cafés alter-mondialistes, le féru de musique indépendante qui achète des vinyles de bands locaux pour encourager la culture d’ici, et la fille qui fabrique ses vêtements à partir de chiffons des friperies. Comment comprendre ou départager tout ce beau monde, qui ne sont reliés que parce qu’ils n’achètent pas de compilation de Céline à leur mère pour Noel?

D’après moi, je ne vois pas comment on peut mettre dans le même pot les activistes politiques ou du moins des individus ayant un mode de vie consciemment orienté vers une certaine résistance au capitalisme et les apolitiques. Mais c’est justement là que la limite est dure à poser. Le problème de la contre-culture, c’est qu’elle est cool. Ladite fille qui coud ses fringues portait des jupes tailles hautes avant tout le monde, et a fait partie du bataillon trendy qui a inspiré les magasins à vendre un produit adapté à la masse. Au final, en voulant échapper à cette masse, la contre-culturelle n’a fait que créer un phénomène de mode qui a alimenté le marché. C’est un cercle vicieux. Autant l’avant-gardiste veut s’identifier en contraire à la culture de masse, autant son individualité se retournera contre elle et deviendra un facteur de mode. Elle est où la solution? Mais avant tout, c’est quoi le problème? Ah oui, le capitalisme? La société de consommation? Mon intellect s’y perd à ce stade.

Au final, je crois que pour moi, la division est franche entre les trendy apolitiques et les conscientisés. Mais encore là je me mets à construire des catégories alors que moi-même je devrais me situer un plein milieu entre les deux. J’ai beau avoir des convictions éthiques et des opinions politiques assez radicales, je viens quand même de m’acheter un pantalon chez Zara, et je rêve d’une garde-robe remplie de trucs du American Apparel. Tu parles de contradictions.
Je veux lire la société du spectacle.
 
pour plus de lectures;
Urban Outfitters, ses tshirts de gauche et son PDG de droite
La contradiction du tshirt Che Guevara
Revue sur l'essai La Révolte Consommée , que je vous conseille vivement si ces réflexions sont aussi les vôtres.

20.5.10

Street art tourism: Paris II




Ça c'est ma plus grande fierté! MR BRAINWASH dans Saint Germain, hahaha (Banksy par extension):


19.5.10

Street art tourism: Paris I

Le premier Space Invader que j'ai trouvé. Ah j'étais fière, jusqu'à ce que je me rende compte qu'il y en avait presque à tout les coins de rues. Tout ce qui suit est autour de Beaubourg dans le Marais.




7.5.10

Exit Through the Gift Shop, ou le paradoxe du street art en marché

« Ladies and gentlemen, and publicists:
Trying to make a movie which truly conveys the raw thrill and expressive power of art is very difficult. So we haven’t bothered. Instead, this is simply an everyday tale of life, longing, and mindless vandalism. Everything you are about to see is true, especially the bit where we all lie.
Thanks for coming, please don’t give away the ending on Twitter. And please, don’t try copying any of this stuff at home, wait until you get to work. »


J'allais vous écrire un magnifique billet sur le film de Banksy que j'ai vu la semaine dernière en avant-première, mais finalement le NYT résume parfaitement tout ce que j'avais envie de dire. Lisez ici et celui de  CBC ici  et un sneak peak preview (qui donne absolument bien le ton du film) ici et allez le voir en salle!

"It is Banksy whom audiences will come hoping to see, stimulated by the canopy of hype that this artist has carefully erected, in interviews and on the festival circuit. What they will find is, like Banksy’s best work, a trompe l’oeil: a film that looks like a documentary but feels like a monumental con."

"Banksy suggests that graffiti, despite its anarchic nature, is bound by the same standards, including esthetics and originality, as more traditional forms of art. He also has a laugh at the expense of a clueless public that will pay top-dollar for crap if they think it’s going to be trendy or valuable." -CBC



 Mes attentes étaient très hautes. Et depuis un temps, je me demandais comment Banksy gérait la popularité déraisonnable de son art, s'il n'était pas ou bien en train de devenir un sell-out, ou bien en train de faire un Kurt Cobain de lui.. Mais me voilà rassurée. Ce faux documentaire est une pièce en parfait miroir de son travail: auto-dérisoire, auto-réflexif, critique. Exactement ce que l'art contemporain a besoin. J'y vais peut-être un peu fort, mais en tant qu'historienne de l'art en formation, je le considère pas moins que le nouveau Duchamp, celui qui nous fera passer à autre chose enfin.

Le visionnement gratuit Vendredi dernier à minuit était génial. On pouvait sentir dans la salle que les gens présents étaient les vrais fans finis de Banksy. Ça poussait des "ouuuaaahh" pendant qu'à l'écran on nous montrait des images de street art magnifiques moins connus du public. Et je suis persuadée que tout le monde a eu une bonne dose de réflexion sur l'art en sortant de là
En tout cas, je suis convaincue de ne plus jamais réutiliser ses stencils quand je sors la nuit, ce sera les miens.



à voir si vous aimez:
-l'art sous toutes ses formes
-réfléchir aux problèmes de l'art contemporain et du marché de l'art, des cercles vicieux du hype et ce genre de phénomènes sociaux
-les faux documentaires (comme Rechercher Victor Pellerin)
-les films indépendants caméra-à-l'épaule
-voir des rebelles en action

3.5.10

Aydin Matlabi @ Les Territoires

VISION SOUFIE AYDIN MATLABI
Du 6 au 22 mai 2010 / May 6 to 22, 2010
Vernissage le jeudi 6 mai 2010 dès 18h, l'artiste sera présent.
Gallerie Les Territoires, 5e du Belgo

via le site de l'artiste: