7.5.10

Exit Through the Gift Shop, ou le paradoxe du street art en marché

« Ladies and gentlemen, and publicists:
Trying to make a movie which truly conveys the raw thrill and expressive power of art is very difficult. So we haven’t bothered. Instead, this is simply an everyday tale of life, longing, and mindless vandalism. Everything you are about to see is true, especially the bit where we all lie.
Thanks for coming, please don’t give away the ending on Twitter. And please, don’t try copying any of this stuff at home, wait until you get to work. »


J'allais vous écrire un magnifique billet sur le film de Banksy que j'ai vu la semaine dernière en avant-première, mais finalement le NYT résume parfaitement tout ce que j'avais envie de dire. Lisez ici et celui de  CBC ici  et un sneak peak preview (qui donne absolument bien le ton du film) ici et allez le voir en salle!

"It is Banksy whom audiences will come hoping to see, stimulated by the canopy of hype that this artist has carefully erected, in interviews and on the festival circuit. What they will find is, like Banksy’s best work, a trompe l’oeil: a film that looks like a documentary but feels like a monumental con."

"Banksy suggests that graffiti, despite its anarchic nature, is bound by the same standards, including esthetics and originality, as more traditional forms of art. He also has a laugh at the expense of a clueless public that will pay top-dollar for crap if they think it’s going to be trendy or valuable." -CBC



 Mes attentes étaient très hautes. Et depuis un temps, je me demandais comment Banksy gérait la popularité déraisonnable de son art, s'il n'était pas ou bien en train de devenir un sell-out, ou bien en train de faire un Kurt Cobain de lui.. Mais me voilà rassurée. Ce faux documentaire est une pièce en parfait miroir de son travail: auto-dérisoire, auto-réflexif, critique. Exactement ce que l'art contemporain a besoin. J'y vais peut-être un peu fort, mais en tant qu'historienne de l'art en formation, je le considère pas moins que le nouveau Duchamp, celui qui nous fera passer à autre chose enfin.

Le visionnement gratuit Vendredi dernier à minuit était génial. On pouvait sentir dans la salle que les gens présents étaient les vrais fans finis de Banksy. Ça poussait des "ouuuaaahh" pendant qu'à l'écran on nous montrait des images de street art magnifiques moins connus du public. Et je suis persuadée que tout le monde a eu une bonne dose de réflexion sur l'art en sortant de là
En tout cas, je suis convaincue de ne plus jamais réutiliser ses stencils quand je sors la nuit, ce sera les miens.



à voir si vous aimez:
-l'art sous toutes ses formes
-réfléchir aux problèmes de l'art contemporain et du marché de l'art, des cercles vicieux du hype et ce genre de phénomènes sociaux
-les faux documentaires (comme Rechercher Victor Pellerin)
-les films indépendants caméra-à-l'épaule
-voir des rebelles en action

1 commentaire:

  1. Salut!!
    merci pour la visite et le commentaire :) J'suis contente que t'aime mon blogue!

    Je pensais voir ce film avant mais maintenant je DOIS y aller hehe j'ai trop hâte!!

    xo

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