29.9.10

Trop tendance! le style army! .....NOT



Je n'ai jamais compris la mode au style armée. Laissez-moi vous dire une chose: L'armée, c'est naze. Ça tue des gens.

Il y a des limites à se faire influencer par les magazines, les designers et les rayons non? Paraît que non. Pourquoi autant de monde voudrait se faire passer pour un fan de bombes, de mitraillettes, de guerre et je ne sais quoi encore. Ça me dépasse. Trop cool! des pantalons khakis avec des poches cargos et des trous dedans comme si on m'avait déjà tiré dessus! C'est pas un peu débile vous trouvez? Tendance armée chic? Depuis quand l'armée c'est chic? Pas que je manque de respect aux amis qui ont cru bon de vendre leur vie aux forces armées pour protéger le concept de nation mais moi ça ne me revient pas que l'on puisse valoriser le costume de soldat. Ceux qui le portent sont plutôt à plaindre si vous voulez mon avis.

Mon intégrité a ses limites, et jamais vous ne me verrai porter du motif camouflage ou un coat khaki. Merci bonsoir.

relié: Fuck les tendances

8 commentaires:

  1. il y a de beaux coat khaki.

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  2. «Pas que je manque de respect aux amis qui ont cru bon de vendre leur vie aux forces armées pour protéger le concept de nation [...]»

    J'espère que c'est juste moi qui voit là-dedans une opinion divulguée de manière intrinsèque, et qu'elle n'y était pas vraiment. J'espère vraiment.

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  3. ben, la nature tu billet même est une opinion. Il me semble que c'est clair: j'aime pas l'armée.

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  4. Je suis pas tant d'accord avec l'idée de parler des soldats comme étant des «amis qui ont cru bon de vendre leur vie aux forces armées». Je trouve ça un peu réducteur, et surtout prétentieux.

    Je ne peux pas être soldat (et même si j'avais été un homme, je ne le serais surement pas plus devenu), je ne les vénère pas, je n'étudie pas l'histoire de l'art, et je suis d'accord avec l'idée que la commercialisation de l'armée comme étant «à la mode» (si ça l'est), c'est stupide.

    Tout le monde déteste la guerre, en tous cas je crois. Mais il y a un pas à franchir. Je ne suis qu'étudiante en socio, je ne connais pas les revers des tendances néo-hipstériennes de la peinture serbo-croate au XXe siècle, mais j'ai du respect pour les «amis». Si la plupart se sont enrôlés pour trouver un sens à leur vie, parce qu'ils ont une définition peut-être naïve de la justice et de l'honneur, je crois que parmi leur gang, il doit y en avoir un méchant paquet qui seraient insultés d'être qualifiés comme ça par une «amie qui a cru bon d'aller étudier l'histoire de l'art et de parler des tendances de la mode plutôt que de défendre son concept intérieur de justice». En tous cas, moi je le serais.

    Tu n'as peut-être pas voulu dire ça, je vois seulement le côté péjoratif des choses,ou peut-être suis-je simplement inculte, mais c'est ce que je crois.

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  5. Je diffuse mon opinion sur internet justement pour susciter des réponses comme la tienne. Alors, en quelque sorte, merci de développer tes propres idées.

    Bon, premièrement, l'histoire de l'art n'a absolument rien a voir avec ce billet sur la mode et la politique. Je n'expose pas d'analyse, mais plutôt ce que je pense. Je suis désolée si ma discipline semble prétentieuse, mais elle ne l'est pas du tout.

    Deuxio, oui, je savais bien que cette phrase qu'on ne cesse de me reprendre est sévère, porte un jugement, et peut-être oui aussi réductrice. Mais j'ai des opinions très arrêtées sur l'armée et le pouvoir, la nation et ses frontières. J'ai beaucoup de difficulté à accepter que trop d'entre nous s'enrôlent (oui ils donnent leur vie) pour défendre ces concepts. Ça, c'est mon opinion et je concède qu'elle ne soit pas si facilement partagée par la plupart des gens, mais c'est peut-être aussi pourquoi elle a encore plus raison d'avoir sa place dans les espaces de débats publiques.

    troisièmement, je trouve que tu t'attaques beaucoup à ma personne plutôt qu'à ce que je dis, et c'est dommage. Comme si je n'avais pas de concept intérieur de justice. C'est juste qu'il est différent.

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  6. «Je suis pas tant d'accord avec l'idée de parler des soldats comme étant des «amis qui ont cru bon de vendre leur vie aux forces armées». Je trouve ça un peu réducteur, et surtout prétentieux.»

    D'accord, c'est réducteur, mais je ne vois pas en quoi c'est prétentieux, puisqu'il ne s'agit que d'une réalité. Le côté réducteur, on peut le voir dans l'utilisation du mot «amis». Quoi que... J'ai réellement des Amis qui sont partis tuer de l'Afghan. Ils n'aimeraient pas que je le dise ainsi, mais c'est, dans une certaine mesure, une réalité. J'admet mon discours un peu démagogique, mais je me positionne au niveau de l'interlocuteur:

    «Si la plupart se sont enrôlés pour trouver un sens à leur vie, parce qu'ils ont une définition peut-être naïve de la justice et de l'honneur, je crois que parmi leur gang, il doit y en avoir un méchant paquet qui seraient insultés d'être qualifiés comme ça par une «amie qui a cru bon d'aller étudier l'histoire de l'art et de parler des tendances de la mode plutôt que de défendre son concept intérieur de justice».»

    Outre la démagogie de mon propos, il est important de comprendre les raisons de l'enrôlement. Dès notre tendre enfance, on nous bombarde de jeux vidéos qui nous placent dans la peau d'un soldat héroïque, on nous recrute à l'école secondaire en nous parlant de défis et d'aventure et finalement on nous bombarde de publicités télévisuelles HD nous montrant de superbes images intégrées dans un concept de scénarisation ma fois, prenant! Ces publicités sont, artistiquement parlant, très réussies. Donc, on nous construit une vision de l'armée qui est autre que ce qu'elle est réellement, on réduit notre jugement et finalement on nous tend un contrat. Par la suite, la capacité de jugement est d'autant plus réduite que le construit devient plus fort puisqu'il est reproduit dans le milieu de vie. Il ne s'agit pas d'un manque de respect que d'en venir à ces conclusions, et je crois que Mlle G. et mois nous rejoignons sur ce point. Il ne s'agit que d'un constat qui critique plus l'institution que les soldats eux-mêmes.

    La patrie, la nation, l'héroïsme sont des concepts à abattre. Mais pour ce faire, on se doit de critiquer les institutions qui les mettent de l'avant: l'armée, la téléperception (télévision), la mode (camouflage et khaki), et dans une certaine mesure, l'école qui nous apprend à être gouverné et nous aliène notre sens critique.

    Il n'y a pas de condescendance dans mon propos, ma capacité à juger certaine situation est aussi altérée par la construction sociale de ma réalité. Dois-je m'empêcher de critiquer pour autant?

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  7. Désolée pour le retard, mais je n'avais pas vu les commentaires.

    Mlle G., ton impression d'attaque de ma part était justifiée, et témoigne de la propre condescendance que j'ai pu ressentir lorsque tu as utilisé la même appellation («amis») pour parler des soldats. Mon attaque n'était pas dans le but direct de critiquer ta discipline (car dieu sait que l'on pourrait aussi critiquer la mienne), mais simplement pour essayer de dire que stigmatiser quelque chose (le côté destructeur de l'armée ou la prétention de certains artistes) en réduisant leurs «adeptes» (si on peut appeler les soldats des adeptes) à quelque chose de naïf et un peu enfantin, ça peut paraître hautain ou offensant.

    à Musciopolis Head, ton propos est intéressant, mais par contre, je ne crois pas qu'il soit vrai. Je m'explique: j'ai vu, tout récemment, un documentaire sur le paintball, et sur les autres «jeux de guerre» (un bel oxymore ici); des anthropologues et sociologues parlaient du développement de tels jeux, de la commercialisation de la violence et de la guerre et du contexte sociologique favorisant l'essor grandissant de ces trucs de boum-boum.

    Mais de là à dire que c'est une des causes importantes de l'enrôlement, il y a un énorme pas à franchir. Oui, la violence est commercialisée, oui, on «joue» à garocher des bombes sur les ennemis. Mais justement, les gens y jouent parce que ce SONT des jeux. On oublie les corps morts autour de nous, on oublie la misère, le froid ou la faim, et on n'est habités que par la pulsion destructrice. Et ce serait cette pulsion destructrice à elle-seule qui ferait que des presqu'hommes vont faire la guerre? Le problème de la proximité des jeux de guerre et de violence est un problème, mais n'est pas la cause principale de l'enrôlement. Les soldats ne sont pas si stupides; ils ne s'attendent pas à piloter des F-16 et à faire cric pouf comme dans Topgun..Les enfants qui jouent aux cowboys et aux Indiens ne veulent pas réellement être des cowboys et des indiens, ça pue.

    Et j'ai aussi des amis qui sont partis tuer de l'Afghan.

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