21.10.10

Warpaint - The Fool

Warpaint a déjà sorti un EP il y a déjà un bail, mais leur premier album sort dans une semaine, et on peut l'écouter ici:
(p.s. musique profitable à l'étude de mi-session)

15.10.10

Hipster Musings

J'avais l'habitude de suivre quelques blogs mode pour me désennuyer des longues heures de bureau à l'ordinateur, mais ces temps-ci, ils m'emmerdent tous ou presque. J'ai perdu l'intéret des posts de Garance Doré, vraiment. Peut-être que son rôle borderline à cheval sur le monde super sélect de la (vraie) mode internationale et son côté fan-wannabe était attirant, mais elle est clairement complètement rentrée dans la bulle, et je la sens construire un mur avec le reste du vrai monde. Bref, ne pas s'éterniser sur le sujet...

Je voulais vous partager ma nouvelle découverte, Hipster Musings. J'ai encore un quelque chose contre l'idée trop narcissique d'étaler au public ses qualités physiques et ses choix vestimentaires, mais miss ici me fait craquer. On a les mêmes goûts. Sauf qu'elle a nettement plus de vêtements que moi. Maudits soit les employés du AA (à suivre, haha).

14.10.10

JM Basquiat: The Radiant Child


Simultanément avec une des plus grandes expositions rétrospectives de l'oeuvre de Jean Michel Basquiat au Musée d'art Moderne de la ville de Paris, nous, à Montréal, on a la chance de pouvoir visionner au cinéma du Parc le récent documentaire The Radiant Child, réalisé et filmé par une amie proche du peintre avant qu'il ne nous quittes pour un monde meilleur, il y a déjà de cela 20 ans.



The Radiant Child, si le contenu vous importe plus que le contenant, mérite d'être sur votre liste de documentaires à voir cet automne. 

Basquiat, né à Brooklyn d'une famille d'immigrants humbles, débute sa vie artistique au moment où il décide de quitter le foyer familial pour faire comme tout les autres artistes newyorkais de son temps: vivre la véritable bohème dans les rues de Greenwich et Soho du temps que les déchets et les graffitis ornaient les rues du sud de l'île de Manhattan. -Seulement pour les images de NYC des années 80, le film vaut le détour (et pour ceux qui rêvent de voir encore plus du Soho pré-gentrification, il y a le film Downtown 81 dans lequel notre ami joue ). Bref Basquiat commence à se faire connaître par ses graffitis sous le pseudonyme de SAMMO, finit par rencontrer les bonnes personnes (dont Warhol à qui il décide de s'auto-introduire un bon matin). Le documentaire relate toutes les étapes classiques de l'artiste romantique typique, qui ne réussit jamais à bien s'adapter à son nouvel environnement polarisé: naissance, adolescence et puis fin abrupte: décrochage, mort subite. 

Malgré ce petit conservatisme et parti-pris dans la narration archi-classique de la biographie, tout de même, Basquiat reste un personnage intrigant au charisme exubérant et au pinceau plus que vivant. On verra ce que le temps et l'histoire de l'art fera de lui, c'est encore trop tôt pour bien saisir l'ampleur de son impact sur les arts visuels et (!!) la contre-culture. 

Enrico Boccioletti

via Une fille comme les autres

et tout plein de ses montages vidéos:


13.10.10

Encore sur l'hipster-isme

Tout le monde croit savoir de quoi il parle mais personne ne s'entend sur la définition d'un hipster.

Nouvelles tirades dans les médias suite à la publication d'une étude dans le Journal of Consumer Research sur les habitudes d'achat des "contre-culturels". Sylvie St Jacques nous parle de casquettes de camionneur et de souliers Puma. C'est moi où si ces deux éléments vestimentaires-là font partie de la garde-robe du hipster 2010, je n'aurais quasiment aucun bon repère sur ce que je croyais être les critères esthétiques du hipsterisme?

Toujours aussi superficiel, cette réflexion, vous me direz? Ben oui mais faut bien que quelqu'un s'y penche. Pas que j'y voie la plus grande importance mais, quoi que l'on dise, l'apparence reste tout de même un enjeu majeur de notre hypermodernité. Et quand l'apparence devient emblême de mode de vie, ça devient plus intéressant. Et c'est pas moi qui inventes ça.

*Pour les jeunes du Québec hors-métropole, le hipster c'est le montréalais branché et snobinard. Hm, généralisation hâtive?
*Pour le consomateur au Urban outfitters, le hipster c'est le gars juste à côté qui lui ressemble beaucoup MAIS à ne pas confondre avec lui-même! Hm, amusant?
*Pour Nicolas Langelier de P45, le hipster c'est celui qui est en train de gâcher sa vie avec les superficialités du cool. Hm, pessimiste?
*Pour Hal Niedzviecki, le hipster c'est maintenant pas mal n'importe qui. Hm, lui il a mal compris le phénomène de roulement.
*Pour le hipster, le hipster est tout ce qu'il déteste des gens qui lui ressemble.
C'est à s'y perdre, come je l'ai déjà fait auparavant.
On fait quoi?
"Asking how the modern hipster came to be begs many questions around the diffusion of cultural meaning via new media technologies, the paradoxes inherent with trying to create a counter-culture within a capitalist model, and whether a true counter-culture is even possible at this moment in Western society given our increasingly globalized world.
In short, investigating how hipsters came to be, and how they have changed as an identifiable group of people, promises to teach us a great deal about the shifts, more generally, in our society"
"Simply browsing through definitions of "hipster" on urbandicitonary.com, one can see how quicky artifacts of hipsters can become mainstreamed. The keffiyeh scarf is one example of this trend. Originally a symbol of Palestinian Nationalism (and some argue the anti-war movement), it was a popular fashion accessory among hipsters a couple of years ago, until it started being sold at places like Wet Seal and Forever 21, at which point it was quickly abandoned by hipsters. As the keffiyeh scarf example shows, in order to maintain the boundaries of their subculture, hipsters must become a community of practice. [...] Together, all of these actors serve to support one another toward a shared goal: maintaining a subculture that is always one step ahead of the mainstream."

-Lauren Alfrey, qui écrit des réflexions bien plus pertinentes que les simples citations relevées (quasi hors-contexte) de Sylvie St-Jacques et autres. Ou peut-être simplement plus proche de mes opinions.

Je reviens sur la différence esthétique contre-culturelle/activisme contre-culturel. Porter des pantalons taille haute n'est pas comme porter un keffieh (quand le symbole signifie encore une idée). La portée politique de certains éléments vestimentaires (keffieh, vêtements apparamment de seconde main) et comportements sociaux-économiques (se déplacer à vélo, faire son composte, acheter équitable ou local) est paradoxale avec l'idée d'un jeune apolitique. Que croire? C'est pas vrai qu'aucun jeune n'est conscientisé. C'est pas vrai non plus que ceux qui vont voir des shows de musique dont vous n'avez jamais entendu parler sont tous condescendants. Comme dit Arsel, il y a des gens superficiels ou désagréables partout, pas juste chez les jeunes "contre-culturels". Tout comme il y a des gens conscentisés partout.


Ah et puis ça, ça me fâche: "Les hipsters semblent bien installés dans leur habitat urbain. Bien triste nouvelle pour les habitués du café Olimpico ou du Club social".
Hey wow minute papillon. Tu insinue qu'il faudrait une VIP list au Club social? Un code vestimentaire "pas de Ray Ban ici?" Qui est moins légitime qu'un autre de profiter de nos institutions montréalaises?
Oublié de peser vos mots, Mme St Jacques? Ça ne m'aide pas à remonter l'estime très basse que j'avais pour les chroniqueur(e)s de LaPresse.

12.10.10

Les bobos - Renaud

On les appelle bourgeois-bohêmes
Ou bien bobos pour les intimes
Dans les chansons d'Vincent Delerm
On les retrouve à chaque rime
Ils sont une nouvelle classe
Après les bourges et les prolos
Pas loin des beaufs, quoique plus classes
Je vais vous en dresser le tableau
Sont un peu artistes c'est déjà ça
Mais leur passion c'est leur boulot
Dans l'informatique, les médias
Sont fiers d'payer beaucoup d'impôts
Les bobos, les bobos

Ils vivent dans les beaux quartiers
Ou en banlieue mais dans un loft
Ateliers d'artistes branchés,
Bien plus tendance que l'avenue Foch
Ont des enfants bien élevés,
Qui ont lu le Petit Prince à 6 ans
Qui vont dans des écoles privées
Privées de racaille, je me comprends

Ils fument un joint de temps en temps,
Font leurs courses dans les marchés bios
Roulent en 4 x 4, mais l'plus souvent,
Préfèrent s'déplacer à vélo

Ils lisent Houellebecq ou Philippe Djian,
Les Inrocks et Télérama,
Leur livre de chevet c'est Cioran
Près du catalogue Ikea.
Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen
Passent leurs vacances au cap Ferret
La Côte d'Azur, franchement ça craint
Ils regardent surtout ARTE
Canal plus, c'est pour les blaireaux
Sauf pour les matchs du PSG
Et d'temps en temps un p'tit porno

Ils écoutent sur leur chaîne hi-fi
France-Info toute la journée
Alain Bashung Françoise Hardy
Et forcément Gérard Manset
Ils aiment Desproges sans même savoir
Que Desproges les détestait
Bedos et Jean-Marie Bigard,
Même s'ils ont honte de l'avouer
Ils aiment Jack Lang et Sarkozy
Mais votent toujours Ecolo
Ils adorent le maire de Paris,
Ardisson et son pote Marc-O


La femme se fringue chez Diesel
Et l'homme a des prix chez Kenzo
Pour leur cachemire toujours nickel
Zadig & Voltaire je dis bravo
Ils fréquentent beaucoup les musées,
Les galeries d'art, les vieux bistrots
Boivent de la manzana glacée
En écoutant Manu Chao

Ma plume est un peu assassine
Pour ces gens que je n'aime pas trop
Par certains côtés, j'imagine...
Que j'fais aussi partie du lot

8.10.10

Sunshine, lens flare


  
Est-ce que je vous casse trop souvent la tête avec MIA? Mais cette fois-ci c'est que le nouveau single pop de sa protégée Rye Rye est tout ce qu'il y a de plus agréable. Ça me donne envie d'habiter à Brooklyn, de faire du vélo quand le soleil baisse, de chiller sur une table à pique-nique.
Bref un autre vidéo profitant de la tendance du soleil dans l'objectif pour nous faire regretter la fin de l'été et anticiper le mois de Novembre canadien. fuck.

 Rye Rye a un joli sourire. J'aime le nouveau look de MIA aussi.


Baptism


Nouveau vidéoclip du -selon moi- meilleur single du nouvel album de Crystal Castles. Je suis mitigée. J'aime bien Crystal Castles, sauf quand j'ai envie de m'enfouir sous les couvertes et écouter du folk tranquile. Mais là ce vidéo, il y a quelque chose qui foncièrement me déplais. je crois que c'est Alice Glass.