14.10.10

JM Basquiat: The Radiant Child


Simultanément avec une des plus grandes expositions rétrospectives de l'oeuvre de Jean Michel Basquiat au Musée d'art Moderne de la ville de Paris, nous, à Montréal, on a la chance de pouvoir visionner au cinéma du Parc le récent documentaire The Radiant Child, réalisé et filmé par une amie proche du peintre avant qu'il ne nous quittes pour un monde meilleur, il y a déjà de cela 20 ans.



The Radiant Child, si le contenu vous importe plus que le contenant, mérite d'être sur votre liste de documentaires à voir cet automne. 

Basquiat, né à Brooklyn d'une famille d'immigrants humbles, débute sa vie artistique au moment où il décide de quitter le foyer familial pour faire comme tout les autres artistes newyorkais de son temps: vivre la véritable bohème dans les rues de Greenwich et Soho du temps que les déchets et les graffitis ornaient les rues du sud de l'île de Manhattan. -Seulement pour les images de NYC des années 80, le film vaut le détour (et pour ceux qui rêvent de voir encore plus du Soho pré-gentrification, il y a le film Downtown 81 dans lequel notre ami joue ). Bref Basquiat commence à se faire connaître par ses graffitis sous le pseudonyme de SAMMO, finit par rencontrer les bonnes personnes (dont Warhol à qui il décide de s'auto-introduire un bon matin). Le documentaire relate toutes les étapes classiques de l'artiste romantique typique, qui ne réussit jamais à bien s'adapter à son nouvel environnement polarisé: naissance, adolescence et puis fin abrupte: décrochage, mort subite. 

Malgré ce petit conservatisme et parti-pris dans la narration archi-classique de la biographie, tout de même, Basquiat reste un personnage intrigant au charisme exubérant et au pinceau plus que vivant. On verra ce que le temps et l'histoire de l'art fera de lui, c'est encore trop tôt pour bien saisir l'ampleur de son impact sur les arts visuels et (!!) la contre-culture. 

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