24.1.11

Werther, L'interdisciplinarité des arts et l'Opéra de Montréal



Werther, opéra de Jules Massenet composé vers la fin du 19e siècle, est une adaptation lyrique du roman épistolaire de Goethe Les souffrances du jeune Werther. La trame scénarique est toute simple: Malgré que Charlotte soit promise à Albert, le jeune poète Werther tombe éperdument amoureux d'elle. Ne pouvant vire en la sachant auprès d'un autre, Werther se suicide tragiquement. Fin.

L'Opéra de Montréal a choisi de nous présenter en ce moment la version pour baryton dans le contexte d'une Europe résolument moderne et bourgeoise des années 20.

Personellement j'ai connu Werther au travers des Fragments d'un discours amoureux de Barthes, qui cite abondamment Goethe, et considère un peu Werther comme le symbole même du discours amoureux. De mon impression générale, le roman se concentrait sur les états d'âme du poète alors que Massenet aurait plutôt décidé d'augmer la présence et le rôle de Charlotte, ce qui à mon sens dévalorise un peu l'intérêt du monologue romantique de l'âme en peine pour tendre vers une histoire d'amour impossible avec sensation de déjà vu. Dans le même sens, mon esprit avait imaginé une Charlotte toute petite et rousse, en robe de campagne fleurie. J'ai eu quelque mal à accepter la version de Michèle Losier en robes toujours très sombres, de même que son interprétation lyrique ne m'a pas convaincue autant que celle de Phillip Addis dans le rôle de Werther. L'OSM a quant à lui livré une performance des plus convaincante à mon sens. Je ne me considère par contre pas vraiment apte à juger des talents de chant au niveau professionnel, je m'en tiens aux visuels. 

Ce qui est des plus intéressant avec cette production (qui roule jusqu'au 3 Février à la PdA), à mon avis, c'est l'effort de la part de notre institution montréalaise de donner une place importante à l'interdisciplinarité. L'opéra de Montréal a acheté la production australienne (donc tout n'est pas made in Qc, bien au contraîre) sans costume délibérément afin d'engager un designer local. Leur choix est tombé sur Sabrina Barilà, conceptrice des vêtements derrière la marque du même nom.

18.1.11

My culture is not a trend



On est tous remplis de contradictions. Je viens de m'acheter un vieux manteau en laine à motifs géométriques d'inspiration Navajo en même temps que je passe un temps fou à lire sur les appropriations culturelles de l'occident envers "l'esthétique indienne" comme sur ce blog ou celui-ci ou bien encore ici.

La mode contemporaine nage dans les appropriations culturelles de toutes sortes. Du chapeau en fourrure russe au keffieh palestinien, du symbole sacré au motif le plus insignifiant pour la culture d'origine. La plupart ne posent pas (ou plus) de problème éthique (je pense aux tatoos, par exemple), mais d'autres formes d'emprunts méritent un questionnement éthique. Je m'intéresse au cas de l' ''esthétisme'' des autochtones de l'Amérique du Nord.

16.1.11

Somewhere



J'aime tout les films de Coppola. J'aime toutes les bandes sonores des films de Coppola. Peut-être bien que je pourrais maintenant avoir une réponse quand on me demande mon réalisateur préféré (vu que ça arrive tout les deux jours). 

Somewhere, par exemple, ce n'est pas pour tout le monde, et je comprend les critiques mitigées. Non, il ne se passe rien. Oui, il y a beaucoup de silences et très peu de musique pour accompagner les longs plans des longues scènes. 

Mais c'est là toute la raison d'être du film. Une réflexion sur la solitude, le vide intérieur. Il faut prendre le pouls et se laisser border par la lenteur de la vie. Se laisser toucher par les subtilités. The Virgin Suicides, Lost in Translation, Marie Antoinette, tous des films qui traitent de la cage dorée, de l'existentialisme. Coppola fait des films pour les gens sensibles, et dans ce cas-ci, qui ont des affinités avec le minimalisme. Somewhere est aussi un des rares exemples au cinéma qui s'intéresse à la vie quotidienne d'Hollywood dans ses abus et son déracinement avec le réel. C'est aussi une belle réflexion sur la parenté et les changements de perspectives qu'un enfant apporte. 

12.1.11

Valérie Blass & Susi Brister à la Parisian Laundry


Jusqu'au 19 février 2011 à la Parisian Laundry, vous pouvez aller jetter un oeil au travail de Valérie Blass qui fait dans les sculptures/installations et petits collages délicats, de même qu'admirer une sélection de photographies de Susi Brister. Quelques photos du vernissage:

10.1.11

artiste à découvrir: Vivian Maier

Watch the full episode. See more

Ce reportage m'a laissé bouche-bée.
En espérant que cette humble nanie anonyme passe à l'histoire...

blog des défenseurs de Vivian Maier, où vous pouvez admirer son travail: ici

9.1.11

portraits d'histoire de l'art : Hygeia de Klimt

Hygeia, détail de La Médecine. 1901. Gustav Klimt. h/t. Détruit en 1945 dans l’incendie du château Immendorf

Klimt est un favori des amateurs d'art, grands connaisseurs et grand public, mais il reste surprenament un personnage peu étudié par l'histoire de l'art. À ma grande désolation, on passe très peu de temps en cours sur la période du tournant du 20e siècle en Arts, aussi riche et florissante qu'elle fut. Je me reprend donc dès que je peux en penchant mes sujets de recherche sur une de mes périodes favorites: l'Art Nouveau.

5.1.11

Rétrospective & Best of 2010 - Musique Émergente

L'appellation est questionnable mais disons que pour les besoins de la cause, les généralisations sont mieux acceptées. Il fallait bien que je trouve un titre pour qualifier mes goûts musicaux.

J'ai voulut au départ faire un top 10 d'album, ensuite un top 25 de singles, finalement je trouvais qu'il fallait parler de l'aspect vidéoclip et des certains artistes que j'ai vu live... J'ai aussi pensé copier coller les morceaux de l'année dans l'ordre de nombre de lectures sur itunes (mais c'aurais été injuste pour les parutions de l'automne versus celles du printemps)
Finalement c'est relativement en ordre croissant, les mentions sont autant parfois pour l'album entier, parfois pour le vicéoclip, parfois pour un seul single, mais en gros je vous nomme des bons albums.